 | Le 01 Juillet 2009 ~ 18 h 02 - Mésusage | Ce midi, je suis allé à (Magasin de sport non nommé) pour ramener un rétroviseur pour vélo que j'ai acheté il y a deux semaines. Raison : il se dérègle de manière systématique, à chaque irrégularité de la route, le rendant inutilisable. J'ai présenté le dit objet au responsable de l'atelier, qui l'a tourné dans tous les sens, et est allé le comparer avec un exemplaire neuf en rayon. Verdict prévisible : ce problème est logique. Le dit modèle de rétroviseur est - pour rester polie - merdique, mal conçu à la base. Quiconque s'en équipera souffrira pareil.
Je me suis fait rembourser.
Ces derniers temps, j'ai l'impression que "tout est de la merde". Impossible d'acheter quoi que ce soit, sans qu'une tare plus ou moins fatale ne vienne ruiner l'objet à courte échéance. Ou en réduise son utilité, parfois de manière rédhibitoire. Il peut tomber en panne, se casser, ou se révéler singulièrement mal pratique.
Ma théorie : ce n'est pas un hasard. Quand les chtits gars de (Marque d'accessoires pour vélo) se réunissent, j'imagine qu'ils se disent un truc du genre "Il y a un marché pour les rétroviseurs vélo bons marchés. Prenons-y part en réduisant les coûts". Alors qu'il serait du bon sens qu'ils se disent "Produisons un rétroviseur fonctionnel et robuste".
Paul Ariès appelle cela le "mésusage". Les produits de consommation n'ont même plus pour finalité d'être utilisés. Uniquement d'être achetés et jetés. Et vous savez quoi ? Et bien, ce état de fait est "bon pour la croissance".
Bienvenu dans le monde merveilleux du consumérisme. |
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 | Le 01 Avril 2009 ~ 13 h 43 - L'heure d'été | Nous sommes en 1976 (à quelques anachronismes prés), au lendemain du choc pétrolier. Monsieur X réunis les huiles pour une réunion de crise.
"Messieurs, il nous faut faire des économies d'énergie. Envoyez vos idées !
- Établissons un grand plan d'isolation thermique des bâtiments !
- Légiférons de manière sévère sur la consommation des appareils électriques !
- Interdisons les "veilles" sur ces mêmes appareils électriques !
- Régulons l'éclairage publique, et interdisons celui des monuments aux heures où personne ne les regarde !
- Empêchons aux grandes surfaces de laisser ouverts les réfrigérateurs et les congélateurs dans les rayons !
- Régulons les excès de chauffage et de climatisation dans les lieux publiques et privés !
- Sensibilisons l'opinion publique aux économies d'énergies !
- N'autorisons pas les panneaux publicitaires déroulants et éclairés de 12m² !"
Silence gêné. Monsieur X relance.
"... C'est tout ce que vous avez à me proposer ?
- Euh ... Rétablissons l'heure d'été qui avait été supprimée en 1946 ?
- L'heure d'été, voilà la solution ! Messieurs, nous savons ce qui nous reste à faire pour les trente prochaines années. Et pas de chapardage !" |
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 | Le 12 Mars 2009 ~ 10 h 54 - I am a warden | 
As mountains stand fast against the buffeting wind and trees bend but do not break in the storm, wardens are stalwart protectors who draw on the primal spirits of nature to defend the natural world from those who would corrupt or destroy it. Some wardens use the power of earth and stone to shield their allies from harm, whereas others summon the primal strength within themselves to increase their ferocity and tenacity. As a warden, you might be the staunch defender of a tribe, chosen by the spirits to be your people's champion. Perhaps you were visited by spirits at a sacred grove and charged with protecting it against a spreading corruption. You might have been raised by a bear or nurtured by dryads, chosen from infancy to stand fast against nature's enemies. Primal power waits in the ground beneath your feet, surges with every beat of your heart, and flows through your lungs with every breath. The world cries out to you, calling for a champion to defend it. Will you heed its call? D&D : What Class Are You? |
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 | Le 14 Janvier 2009 ~ 14 h 20 - "Bonne et heureuse année meilleurs voeux chapeau souligné chapeau" | Les technologies modernes de communication sont formidables. Souvenez-vous des temps préhistoriques où ni internet, ni la téléphonie mobile ne s'étaient généralisés. C'était il y a, quoi, cinq ans ? Peut-être dix ans ?
Pauvres de nous. A l'époque, faire parvenir ses voeux du nouvel an était une vraie galère. Il fallait ou bien passer un coup de fil, ou bien se fendre d'un courrier, et ça - tenez vous bien - pour chaque personne !
Heureusement, ces temps anciens sont révolus. Nous vivons une époque moderne, comme dirait l'autre. Ordinateurs et téléphones portables proposent la quand même très pratique option de faire parvenir un message à plusieurs destinataires à la fois. Quelle gain de temps colossal ! Bien sûr, il faudra prendre soin de rendre le dit message le plus générique et impersonnel possible, condition impérative de l'envoi groupé. Il faudra également tenir compte que, dans le cas d'un envoie de texto SMS, certains ne possèdent pas de téléphone portable, et recevront donc le message dicté par une voix robotisée de chez France Telecom. Pour ceux-ci - nom d'un saint - ne pas oublier de SIGNERle texto, faute de quoi le misérable obscurantiste technophobe qui écoute les sornettes des associations anti-téléphones portables n'aura aucun moyen de savoir qui DIABLEil devra remercier pour avoir passé une seconde de plus à choisir son numéro dans une liste pour envoyer ce chef-d'oeuvre : "Bonne et heureuse année meilleurs voeux chapeau souligné chapeau".
Mais bon, ce n'est pas grand chose comparé au confort de pouvoir dire à tous ses proches, en deux mouvements pas plus, combien ils comptent pour nous. On n'a pas que ça à faire de leur consacrer 5 minutes pleines à chacun. |
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 | Le 07 Janvier 2009 ~ 13 h 35 - "Quel courage !" | Mercredi 7 Janvier 2009, Toulouse, température locale -3°C, temps nuageux.
J'enfile blouson, gants, écharpe et cagoule, et j'aligne les 8 kms qui me séparent de mon lieu de travail. Ca faisait longtemps, mais j'y ai eu droit : "T'es courageux de venir à vélo." Ma réponse habituelle : "Moins que toi de venir en bagnole."
Les gens ont un rapport à l'automobile qui me dépasse. Ruinés par les crédits, frais d'entretiens, assurances et pleins divers, immobilisés dans les embouteillages, contraints de partager la voie avec les chauffards et incapables de se garer sans galère, ils ne voient pas que la voiture est un moyen de transport odieusement malpratique, rendu obsolète par les avantages multiples de la bicyclette : maîtrise des temps de déplacement, pratique d'un exercice physique et coût presque inexistant.
Et pourtant, l'usage d'un tel transport doux oblige à une prudence permanente. Les rues sont criblées de tanks à 4 roues, qui roulent à des 50 kms/h avec un poids d'une tonne et demi. Qu'une et une seule d'entre elle vienne à me frôler, je pars direct à l'hosto, sinon à la morgue. Les voitures sont mes prédatrices naturelles, et je dois toujours tenir compte que l'une d'elle peut débouler d'un angle mort, me refuser la priorité, me faire une queue de poisson ou me froler. Ça, plus la puanteur des pots d'échappements. Plus le bruit des moteurs.
J'en viens au fait que le vélo est un moyen de transport déjà génial, mais qui possède un potentiel d'amélioration énorme. Sans les monstres à quatre roues autour de lui, le cycliste n'aurait pas à respecter un code de la route qui l'ignore et le méprise. Il profiterait d'un air frais. Il apprécierait la quiétude du trajet. Il n'aurait pas à s'habiller en sapin de Noël ni à s'emcombrer d'un casque. Il serait beaucoup plus serein.
Qu'il gèle, qu'il pleuve ou qu'il vente, je double des files de bagnoles embourbées les unes sur les autres, je me rie de ces véhicules garés en vrac et avec peine, je piaffe en regardant le prix de l'essence jouer au yoyo.
Qu'on cesse donc de me trouver du courage à prendre mon vélo. Je me le réserve pour quand je dois à mon tour prendre le volant. Même si c'est rare. |
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